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Entretien avec le patron de NJ Corporation.

On ne crée pas une entreprise pour avoir des partenaires. Quand on crée une entreprise, l’objectif est de générer du profit, pas de devenir dépendant des bailleurs de fonds.
April 7, 2026
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« On ne crée pas une entreprise pour avoir des partenaires. Quand on crée une entreprise, l’objectif est de générer du profit, pas de devenir dépendant des bailleurs de fonds. » Un conseil avisé de Josué Nsangi, jeune entrepreneur congolais qui a accepté de se prêter au jeu de questions-réponses avec notre intervieweur.  

Ci-dessous, l’intégralité de l’entretien.

Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Je m’appelle Josué Nsangi. Je suis entrepreneur, fondateur de NJ Corporation, et écrivain congolais. J’ai une formation en pédagogie technique et un diplôme en gestion des entreprises culturelles.

À quel moment avez-vous décidé de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

Depuis tout petit, j’avais le désir de créer quelque chose dont beaucoup de personnes dépendraient. J’ai concrétisé ce rêve en 2020, en lançant ma première entreprise.

Dans quel domaine êtes-vous actif et comment vous organisez-vous ?

Je travaille dans l’entrepreneuriat numérique. Nous vendons essentiellement des services. Avec nos clients, nous avons une approche semblable à celle des vendeurs de Lamborghini : nous ne faisons aucune campagne publicitaire et nous ne laissons pas de numéro pour être contactés. Nous nous appuyons plutôt sur un réseau de clients (entreprises, personnalités…) répertoriés dans une base de données que nous avons créée. C’est notre principal canal d’acquisition.

Combien de personnes travaillent grâce à vous aujourd’hui ?

Mon entreprise n’emploie pas un grand effectif. Nous sommes à peine 4 personnes. C’est une erreur que font beaucoup de jeunes entrepreneurs : démarrer avec une grande équipe, ce qui complique ensuite le partage des revenus.

Comment faites-vous pour que l’entrepreneur ne prenne pas le dessus sur l’écrivain, ou inversement ?

Chaque facette de ma personnalité a son moment. Je ne fais pas tout simultanément.

Que diriez-vous, avec votre expérience, à un jeune qui veut se lancer, surtout à ceux qui cherchent un ou plusieurs partenaires sûrs ?

Je leur dirais que c’est difficile. Il faut être mentalement solide avant de se lancer dans l’entrepreneuriat à Kinshasa, car tout y est instable. L’entrepreneur doit être très malléable ici. Aussi, on ne crée pas une entreprise pour avoir des partenaires : c’est l’erreur de beaucoup. Quand on crée une entreprise, l’objectif est de générer du profit, pas de devenir dépendant des bailleurs de fonds.  

Les partenaires peuvent devenir importants à un certain stade, mais pas au début.  

Enfin, je dirais aux jeunes de ne pas croire que toutes les personnes qui promettent à la télévision de les aider à entreprendre le feront réellement.

Comment peut-on entrer en contact avec vous ?

Mes entreprises sont pour certaines culturelles, pour d’autres prestataires de services. Les clients passent par mon secrétariat numérique.

Par Marcel KILOMBO

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