Festival des entrepreneurs : IFOD mise sur la formalisation
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L’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa a servi de vitrine dimanche 31 mai 2026. Pour sa 2e édition, le Festival des entrepreneurs organisé par Fac Boulot a réuni plusieurs entreprises dirigées en majorité par les étudiants et étudiantes. L’objectif était clair : accompagner les jeunes qui entreprennent et les conduire vers la formalisation.
Dans sa prise de parole lors de cet événement Danny SHUTSHA, représentant d’IFOD n’a pas tourné autour du pot. D’emblée, il a planté le décor :
« Nous avons plusieurs types d'entrepreneurs que nous accompagnons. Il y a des entrepreneurs que nous réunissons en groupe parce qu'ils n'ont pas de documents commerciaux. D'autres sont accompagnés comme des petites et moyennes entreprises. »
Puis les chiffres sont tombés, et ils ont fait mouche :
« Aujourd'hui, nous sommes au-delà de 25 000 entrepreneurs accompagnés. »
Son message aux jeunes : IFOD finance là où les banques classiques s’arrêtent.
« Même les groupes n’ont pas de documents commerciaux, nous les finançons. Nous finançons les PME, pas les grands groupes. »
L’impact dépasse Kinshasa. Selon lui, la force d’IFOD vient de son ancrage institutionnel :
« Nous avons autour de 200 000 salariés que nous payons à travers le pays. Nous sommes une structure de l'église catholique, nous pouvons aller là où les autres ne vont pas. Même dans le Congo profond, IFOD accompagne les enseignants, les salariés avec des crédits aux salariés et des crédits équipements, c'est-à-dire des kits solaires. »
Par ailleurs, IFOD ne se contente pas de prêter. L’éducation financière est au centre de la stratégie :
« Nous mettons un point d’honneur sur la formation. Il y a une formation en éducation financière qui vous sera délivrée. Au bout de cette formation, vous saurez mieux gérer votre crédit et l’amener effectivement à la croissance. »
Preuve de cet engagement : le programme “Femme Étoile”, dédié aux femmes entrepreneures :
« Vous allez d'abord commencer par souscrire à un programme d'épargne. Et vous allez commencer à épargner comme ça pendant six mois. Et pendant les six mois, il faut vous faire bénéficier des formations et au bout de six mois, vous devez avoir cumulé dans votre compte épargne au moins mille dollars. Et quand vous aurez cumulé ces montants-là, IFOD vous accompagne avec le double du montant que vous avez épargné. Il vous le donne en crédit. »

Béni Mbombo : “SHE WORKS” pour faire travailler les femmes
Parmi les participants à ce festival, 5 entrepreneurs ont été sélectionnés pour bénéficier d'un accompagnement pour la formalisation de leurs jeunes entreprises. Béni Mbombo, étudiante en médecine à l’UPC, fait partie de ceux qui ont marqué les esprits avec son projet “SHE WORKS”.
« Mon projet s’appelle SHE WORKS. L’idée c’est l’autonomisation financière des femmes. On fait de la vente en ligne, on donne des formations gratuites, on produit de la pâtisserie et des jus naturels. »
Un projet né dans l’informel, porté par une étudiante, et désormais sélectionné pour être structuré avec l’appui d’IFOD.
Cap sur la formalisation
Le message du festival était limpide : sortir de l’informel pour accéder au financement. Fac Boulot encadre, IFOD finance, et 5 entreprises étudiantes viennent d’obtenir leur sésame.
Marcel KILOMBO
Mise à jour associée
